Au départ pensés comme un outil pacifique pour voler gentiment comme les oiseaux, les aéronefs lorsqu'ils servent chez les militaires sont aujourd'hui des engins terrifiants.
Voila donc ce qu'il en est...
Une intro longue, pardonnez moi, mais absolument néccéssaire pour la suite je pense...
Seuls les avions et les hélicoptères seront abordés ici. Je ne parlerais pas des drones parce que je déteste ça et pas des missiles antiaériens ni du matériel terrestre que les forces aériennes possèdent sinon on s'en sortirait pas.
Nous allons donc parler d'avions et d'hélicoptères. Mais avant toute chose, il serait peut-être bien de savoir comment ça vole ces machins là.
- Comment vole un avion ?
Prenez une feuille da papier et soufflez dessus : si tout ce passe bien, la feuille se soulève. L'air (votre souffle dans l'expérience), en s'écoulant sur l'aîle (la feuille) soulève l'avion.
L'aile d'un avion est bombée sur le-dessus (extrados, le dessous étant l'intrados) pour qu'il y ait une réaction de l'air sur l'aile (l'air passe plus vite au-dessus qu'au dessous parce qu'il a plus de chemin à parcourir). Ca permet de faire tenir l'avion dans le ciel. Ce phénomène porte un nom : la portance.
La portance équilibre aussi le poids de l'avion.
Mais pour qu'un avion puisse avancer et permette un renouvellement de l'écoulement d'air sur les ailes, il lui faut un moteur - j'y reviendrai - qui engendre la force néccéssaire au mouvement de l'appareil, la poussée.
Cette poussée annule la traînée, c'est à dire les frottements parasites créés par l'avion.
La gouverne de profondeur (sur la plupart des avions ce sont les petits ailerons horizontaux situés à l'extrémité arrière de l'avion) permette de braquer l'avion vers le haut ou vers le bas : le tangage.
Pour incliner les ailes, on fait bouger les volets des ailes vers le bas ou vers le haut. L'inclinaison provoquée s'appelle le roulis.
Enfin pour tourner, on braque la gouverne de symétrie (volets de l'enpennage vertical). Le mouvement latéral d'un avion s'appelle le lacet.
Comment vole un hélicoptère ?
L'hélicoptère est un engin pourvu d'un rotor principal et d'un petit rotor, le rotor anticouple à l'extrémité de la queue. Ce-dernier permet de stabiliser l'appareil.
Dans un hélico, il y a deux pas : le pas collectif et le pas cyclique. Si un jour vous pénétrez dans le cockpit d'un hélicoptère, la commande de pas collectif est la gros levier que ressemble à un frein à main pour une voiture et le pas cyclique est le manche que vous avez entre vos deux jambes (Mais non les mecs pas celui-là... !!!!).
Pour monter dans le ciel, le pilote lève le levier de pas collectif, ce qui augmente l'incidence des pales du rotor, augmentant ainsi la portance et soulève l'hélicoptère.
Si vous avez peur, alors il faut crier "je veux descendre !!!". Le pilote, accedant à votre requête abaissera le levier de pas collectif, diminuant ainsi l'incidence des pales, diminant à son tour la portance ce qui vous permettra théoriquement de retrouver la terre ferme.
Pour aller en avant le pilote pousse la commande de pas cyclique. Le plateau du rotor bascule en avant et ça produit une poussée.
Pour aller sur le côté le pilote incline la commande de pas cyclique vers la gauche ou vers la droite, ce qui provoque une légère poussé latérale.
Le rotor anticouple permet d'abord d'éviter que l'hélicoptère tourne sur lui même et s'écrase. Il est commandé par le palonnier (les 2 pédales), qui permet d'augmenter ou diminuer l'incidence de ses pales et contrer l'effet de couple du rotor principal. Le palonnier commande donc le rotor anticouple qui stabilise ou fait tourner l'hélico sur lui-même.
Pour des infos supplémentaires sur le fonctionnement d'un hélicoptère, rendez vous au Chili page 7, en Libye page 19 et au Vietnam, page 34, dans les légendes des photos.
Les moteurs
Ce serait un peu long de vus expliquer les différents types de moyens pour faire avancer un aéronef. Je vous donne un lien de l'encyclopédie Wikipédia : propulsions des aéronefs. C'est assez bien expliqué je pense.
Pour plus d'infos, j'essairai de mettre mes maigres conaissances en physique à votre disposition...
Les ordres de batailles seront établis en fonction des types de missions. En voici la liste :
(les définitions suivantes ont étées établies par moi pour aider à la compréhension et non rien "d'officiel".). Attention ayant une sainte horreur des drones (petits avions sans pilote) je n'en mettrai pas une ligne. De même on ne parlera que des aéronefs en services dans les forces aériennes et non des missiles sol-air de défense aérienne dont les forces aériennes (pas toutes) sont équipées.
Bombardiers stratégiques :
Un nom un peu barbare pour désigner les avions (les monstres) moyens ou lourds à long rayon d'action et à grande capacité d'emport en bombes (10 tonnes et plus) qui réduisent tout en miettes à leur passage. On pourrait dire que ce sont les descendants des "Forterresses Volantes".
Ce sont aussi des avions de combat (c.f ci-dessous), mais j'ai préféré faire la différence. En effet, il serait absurde de mettre un "petit" F-16 et un mastodonte comme le B-52 dans la même catégorie...
Avions de combat :
Défense aérienne, bombardement, attaque au sol, reconnaissance ou multirôles. Soyons bien d'accord, ce n'est pas parce qu'un avion est multirôles qu'il est meilleurs que les autres, multirôles ici, signifira que l'aéronef est utilisé dans plusieurs rôles par son propriétaire.
Des avions d'entraînement ont une capacité d'attaque (on parlera d'attaque légère). Lorsqu'ils sont utilisés pour des missions de combat, ils seront classés dans cette catégorie.
Pour faire plus simple, je ne ferai pas de distinction entre police du ciel et supériorité aérienne sauf si c'est néccéssaire parce que la plupart du temps, ces missions sont éxécutées par le même type d'avion. Elles seront donc rangées dans une catégorie commune baptisée "défense aérienne". Pour mieux comprendre la distinction je prend un exemple avec l'armée de l'air et les Mirage 2000-5 ou 2000C peut importe : ces 2 types de Mirage sont des intercepteurs ce qui signifie qu'ils doivent protèger et défendre le ciel français, d'où le nom de défense aérienne : en temps de paix il devront contrôler les avions suspects et le cas échéant les abattre, on parle de "police du ciel" ; en temps de guerre ils auraient pour mission de nettoyer le ciel des avions ennemi on dit qu'ils doivent acquérir la "supériorité aérienne". A noter néanmoins que pour certaines fois j'indiquerais "police du ciel" si l'avion ne se prête qu'à ce type de mission et non à la supériorité aérienne.
Avions d'entraînement :
La liste commencera par l'entraînement avancé (apprentissage effectué une fois que l'élève possède une certaine maturité) effectué en général sur jet, puis l'entraînement de base sur avions à hélices plus petits (quoiqu'en général ils peuvent entraîner un élève du début à la fin) et enfin l'entraînement multimoteurs (seules certaines forces aériennes possèdent de petits avions biturbopropulseurs ou biréacteurs pour cette tâche).
Avions de transport tactique :
On désignera comme avions de transport tactique tout appareil capable de déposer ou reprendre des soldats dans des conditions difficiles, de se poser sur des terrains de fortune ou encore de procéder à des largages de parachutistes.
Avions de transport VIP :
Les avions des hautes autorités gouvernementales. Ce sont les jets privés ou les avions de transport de personnes que l'on retrouve dans le civil. On doit toutefois noter que dans ces-derniers appareils peuvent être reconfigurés dans le transport de fret et disposent de tout ce qu'il faut pour continuer à gouverner depuis les airs.
Avions de ravitaillement en vol :
Chez les anglo-saxons ils sont nommés "Tankers". Ces stations-services volantes sont aujourd'hui indispensables à toute opération aérienne d'envergure et permettent aux avions équipés pour la circonstance de refaire le plein tout en volant.
Avions d'alerte et de contrôle aérien :
Vous savez ce sont ces drôles d'avions qui possèdent une boule, une crêpe ou un bâton intégrés au fuselage. Leur puissant radar permet de voir tout ce qui se passe dans le ciel. Ils coutent cher, ce qui explique que peu de forces aériennes en ont. Mais leur utilité est largement à la hauteur de leur prix...
Avions de guerre électronique :
Ces appareils sont dotés de tas de systèmes électriques et électroniques compliqués pour tout savoir sur l'ennemi. Cela dit, les missions sont en fait très variées aussi je n'entrerait en général pas trop dans les détails. Toutefois il arrivera de faire des distinctions quand les tâches sont bien précises. Pour les USA, je détaillerai parce que ça vaut le coup de s'y arrêter.
Avions de patrouille maritime :
Chargés de patrouiller et surveiller les eaux et une fois que le navire ennemi est trouvé, le détruire d'un coup de missile ou de torpille. La phase de destruction n'est toutefois pas systématique (heureusement !) et le travail se borne souvent à de la surveillance.
Avions de surveillance maritime :
Seule différence avec la catégorie précédente, les avions de surveillance ne peuvent pas emporter d'armes. C'est moi qui ai tenu à faire la distinction pour éviter tout amalgamme. Mais je le répete, un avion de patrouille fait aussi de la surveillance et un avion de surveillance patrouille...
Avions légers :
Catégorie fourre-tout. On y mettra tout les avions mono ou multimoteurs qui sont à l'origine des avions civils d'aéroclub ou de transport léger mais utilisés par les militaires. Ces appareils assurent des missions souvent passées à la trappe mais absolument indispensables : transport léger, liaison, surveillance des frontières, évacuation sanitaire, reconnaissance à vue,...
Hélicoptères de combat :
Souvent très moches mais particulièrement redoutables. Ils assurent des missions de combat pur à savoir lutte antichar, appui-feu et éventuellement reconnaissance.
Hélicoptères de reconnaissance :
Plus petits que les premiers, ils observent les ennemis au plus près des combat et sont de fait vulnérables, mais très utiles pour les troupes au sol. Je précise quand ils peuvent être armés.
Hélicoptères de transport :
Là aussi une catégorie un peu fourre-tout. En effet un hélicoptère de transport peu transporter n'importe quoi : des soldats vivants, blessés ou morts, des VIP, du fret ou des inconscients que l'on a sauvé de la noyade (missions de sauvetage en mer),...
Je précise quand il s'agit de transport lourd, moyen ou léger.
De même si un hélicoptère est associé à une mission particulière, je l'indique.
Hélicoptères légers :
C'est exactement la même chose que pour les avions légers, mais à appliquer sur les hélicos.
Voilà comment on organisera notre affaire. Evidemment, on ne fera pas toute la liste à chaque fois mais on l'adaptera à chaque pays.
D'autre part, je vous le répète, lorsqu'il faudra des précisions, je les indiquerais. Si toutefois des doutes subsistent, demandez moi.
A propos des noms...
- les noms d'avions les uns à la suite des autres ne vous diront pas grand chose et je ne peux pas mettre une photo de chaque appareil sinon on s'en sortirait pas.
Aussi je vous donne une bonne adresse si vous voulez savoir à quoi ressemble tel type d'avion (c'est un site qui entre autres propose une sorte de bibliothèque de photos d'avions très complète) : www.airliners.net
- Nommer les avions peu paraître très simple, c'est en réalité très compliqué. Entre le nom, la marque, la dénomination en chiffres, les différences suivant la version, le nom qu'une force aérienne redonne ensuite, c'est un casse-tête !
J'essairais à chaque fois de mettre un nom qui parlera le plus. Pour toute question, "ask me".
-Vous remarquerez également que certains avions ont leur nom entre guillemets ("Fulcrum", "Hip", "Midas", "Fishbed", "Hind", "Max",...).
Que je vous explique : en fait, ce n'est pas le nom de baptème que le constructeur à donné à sa machine mais le code OTAN. Lorsque la guerre froide à commencé et que l'OTAN s'est formée, les occidentaux ont décidé d'attribuer un nom à chaque machine volante Soviétique ou Chinoise.
Ceci afin que les différents pilotes des Etats de l'Alliance Atlantique (qui ne sont pas tous de la même nationalité, mais ce n'est qu'une raison parmi d'autres) puissent reconnaître plus facilement les avions et qu'ils soient sur de parler du même type d'appareil au cas où ils rencontreraient un aéronef des "Rouges".
Voilà comment ça fonctionne :
lorsque le nom commence par "B", on parle d'un Bombardier
lorsque le nom commence par "C", on parle d'un avion de transport
lorrsque le nom commence par "F", on parle d'un chasseur ou d'un chasseur-bombardier
lorsque le nom commence par un "H", on parle d'un Hélicoptère
lorsque le nom commence par un "M", ba là c'est la lettre "fourre-tout" la plupart du temps on parle d'avions d'entraînement mais il y a quelques exeptions (le "Midas" par exemple est un avion de transport).
Aujourd'hui, l'URSS a disparue mais l'OTAN est encore là et on garde les dénominations pour les avions d'origine Soviétique/Russe ou Chinoise encore présents.
- 2 autres petites précisions concernant 2 appareils que l'on rencontrera assez souvent quand même :
Le J-7 ou F-7 à l'export est la version chinoise du MiG-21. Aussi, son nom OTAN est J-7 "Fishbed" ou F-7 "Fishbed". Et c'est le nom que l'on emploiera. Toutefois, ces appareils J-7 et F-7 sont aussis appelés "Airguard".
Le UH-1 est bien plus connu sous le nom de "Huey" que celui "d'Iroquois". Mais comme le nom de baptème de l'hélico est "Iroquois" (les américains donnent des noms de tribus indiennes à leurs hélicoptères), c'est cette dénomination là que l'on choisira.
SOMMAIRE :
PAGE 1 :
Afghanistan - Afrique du Sud - Albanie - Algérie
PAGE 2 :
Allemagne - Angola - Arabie Saoudite - Argentine - Arménie
PAGE 3 :
Australie - Autriche - Azerbaïdjan - Bahamas - Bahreïn
PAGE 4 :
Bangladesh - Barbade - Belgique - Belize - Bénin
PAGE 5 :
Biélorussie - Bolivie - Bosnie Herzégovine - Botswana - Brésil
PAGE 6 :
Brunei - Bulgarie - Burkina Faso - Burundi - Cambodge
PAGE 7 :
Cameroun - Canada - Chili - Chine - Chypre
PAGE 8 :
Colombie - Comores - Congo - République Démocratique du Congo -Corée du Nord
PAGE 9 :
Corée du Sud - Costa Rica - Côte-d'Ivoire - Croatie - Cuba
PAGE 10 :
Danemark - Djibouti - République Dominicaine - Egypte - El Salvador
PAGE 11 :
Emirats Arabes Unis - Equateur - Erythrée - Espagne - Estonie
PAGE 12 :
Etats-Unis - Ethiopie - Finlande - France - Gabon
PAGE 13 :
Gambie - Georgie - Ghana - Grèce - Guatemala
PAGE 14 :
Guinée - Guinée Bissau - Guinée Equatoriale - Guyana - Haïti
PAGE 15 :
Honduras - Hongrie - Inde - Indonesie - Irak
PAGE 16 :
Iran - Irlande - Islande - Israël - Italie
PAGE 17 :
Jamaïque - Japon - Jordanie - Kazakhstan - Kenya
PAGE 18 :
Kirghizistan - Koweït - Laos - Lesotho - Lettonie
PAGE 19 :
Liban - Liberia - Libye - Lituanie - Luxembourg
PAGE 20 :
Macédoine - Madagascar - Malawi - Malaisie - Maldives
PAGE 21 :
Mali - Malte -Maroc - Mauritanie - Mauritius
PAGE 22 :
Mexique - Moldavie - Mongolie - Monténégro (voir page 40) - Mozambique - Myanmar
PAGE 23 :
Namibie - Népal - Nicaragua - Niger - Nigeria
PAGE 24 :
Norvège - Nouvelle Zélande - Oman - Ouganda - OUzbékistan
PAGE 25 :
Pakistan - Panama - Papouasie Nouvelle Guinée - Paraguay - Pays-Bas (voir page 39) - Pérou
PAGE 26 :
Philippines - Pologne - Portugal - Qatar - Roumanie
PAGE 27 :
Royaume Uni - Rwanda - Russie - Serbie - Sénégal
PAGE 28 :
Sierra Leone - Singapour - Slovaquie - Slovénie - Somalie
PAGE 29 :
Soudan - Sri Lanka - Suède - Suisse - Suriname
PAGE 30 :
Swaziland - Syrie - Tadjikistan - Taïwan - Tanzanie
PAGE 31 :
Tchad - République Tchèque - Thaïlande - Togo - Tonga
PAGE 32 :
Trinité et Tobago - Tunisie - Turquie - Turkménistan - Ukraine
PAGE 33 :
Uruguay - Venezuela - Vietnam - Yémen - Zambie
PAGE 34 :
Zimbabwe
(La photo : un AH-1 Cobra. Je met la photo maintenant car ça sera fait et le blog ne serait pas réussi sans la photo d'un Cobra.
Le Cobra a été le permier hélicoptère de combat à adopter l'architecture en tandem avec un pilote et un tireur, configuration ensuite adoptée par tous les types d'hélicoptères de combat sauf les Kamov russes. Vous verrez que les ingénieurs russes de Kamov ne font vraiment rien comme tout le monde !! .
Le Cobra a fait ses premières armes au Viêtnam et si l'US Army l'a remplacé par l'Apache, le Corps des Marines l'utilise toujours dans des versions modernisés. Les Marines ont d'ailleurs prouvé en Irak qu'un bon vieux Cobra tient encore toute sa place au XXIe siècle.)
(La petite photo en haut à gauche : Le patch des pilotes de F-16. Il changera à chaque modification apportée au blog. Actuellement : Présentation solo de la force aérienne Néerlandaise)




